par Tim Reid et Trevor Hunnicutt
Le président américain Donald Trump a donné mardi une conférence de presse décousue pour marquer le premier anniversaire de son investiture pour un second mandat.
S'exprimant depuis la Maison blanche avant son départ pour la Suisse, où il doit participer au Forum économique mondial de Davos, Donald Trump s'est éloigné à plusieurs reprises du fil de son discours, qui devait se concentrer sur le bilan de la première année de son second mandat.
Lors d'une prise de parole qui a duré une heure et 45 minutes, le locataire de la Maison blanche s'est tour à tour montré triomphant et sur la défensive, se plaignant notamment de ne pas être suffisamment félicité pour ses réussites.
Donald Trump a également plaisanté sur le fait de renommer le golfe du Mexique "golfe de Trump", tenu des propos désobligeants sur les Américains d'origine somalienne et a professé son admiration pour le groupe de motards Hells Angels. "Ils ont voté pour moi", a-t-il dit.
Les questions de l'immigration et de la criminalité ont dominé le discours du président américain, qui a décrit les agents de la police de l'immigration (Immigration and Customs Enforcement ou ICE) comme des patriotes.
Donald Trump a également estimé que les manifestants qui s'opposent à l'afflux d'agents de l'ICE à Minneapolis, dans le Minnesota, étaient des agitateurs professionnels.
RÉUSSITES
Donald Trump a feuilleté un dossier intitulé "365 victoires en 365 jours" dans lequel son administration a compilé les succès enregistrés chaque jours depuis le début de son second mandat, le 20 janvier 2025.
Il a notamment vanté la réduction drastique du nombre d'immigrants entrant illégalement aux Etats-Unis et montré les photos d'habitants du Minnesota qu'il a présenté comme étant des immigrants clandestins ayant été arrêtés pour avoir commis des crimes.
Le président américain s'est également vanté d'avoir aidé à mettre fin à huit guerres. Donald Trump a ouvertement fait campagne pour le prix Nobel de la paix, qui a été décerné l'année dernière à l'opposante vénézuélienne en exil Maria Corina Machado.
Le locataire de la Maison blanche a déclaré dans une lettre destinée au Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Stoere, qu'il ne se sentait plus obligé "de penser uniquement à la paix" puisqu'il n'avait pas reçu le prix Nobel de la paix.
Jonas Gahr Stoere dit avoir répété à plusieurs reprises à Donald Trump que le comité Nobel norvégien, qui décerne le prix, est indépendant et que le gouvernement norvégien n'a aucun contrôle sur lui, ce que Donald Trump a dit mardi ne pas croire.
(avec Bo Erickson; version française Camille Raynaud)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer